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Les Voies Libres

Les Voies Libres développe les sujets suivants : l'art et la culture, la spiritualité, l'ésotérisme, la numérologie, l'histoire, les traditions, l'écologie, les sciences, le paranormal

Les sciences ARABES au MOYEN-ÂGE

Publié le 19 Février 2019 par Angélique in Histoire, Science, arabe, Moyen-Age, aboulfeda

ABOULFEDA ET SES ECRITS

Le caractère distinctif de l’esprit des anciens Arabes est une tendance prononcée pour les recherches d’érudition et une aptitude particulière pour les spéculations scientifiques : c’est par les travaux dont ces deux branches de connaissances ont été chez eux l’objet que leur littérature est surtout remarquable. Il fut dans les destinées de ce peuple de suivre dans son développement intellectuel et politique une voie toute différente de celle qu’ont parcourue les autres fractions de la grande famille humaine. Il ne traversa point ces phases de lente élaboration, de progrès et de vicissitudes qui marquèrent partout ailleurs l’enfantement de chaque nationalité. Quelques années seulement après les premières prédications de Mahomet, en 622, les tribus de la péninsule arabique, converties à sa doctrine religieuse et rangées sous son drapeau victorieux, formaient déjà une puissance nation qui, sans être passée par la faiblesse de l’enfance, entra aussitôt dans le plein exercice de la virilité. Elles avaient conquis les plus belles provinces de l’empire grec, le vaste royaume de Perse et la vallée de l’Indus, tandis que d’un autre côté, vers l’occident, elles se répandaient comme un torrent le long de la côte septentrionale de l’Afrique et portaient leurs déprédations dans les îles de la Méditerranée. Ces succès des Arabes furent dus non seulement à l’enthousiasme religieux et militaire que le prophète avait su leur inspirer, mais encore à l’habileté des hommes de guerre qui se révélèrent tout à coup parmi eux, et aux talents politiques et administratifs des successeurs immédiats de Mahomet.

Dans cette première période, qui s’étend depuis la fondation de l’islamisme jusqu’à la chute de la dynastie des Ommyades, dont le siège était à Damas, et, qui dura l’espace d’un siècle, les conquêtes, la propagation du Koran, l’organisation de l’empire et souvent aussi les discordes civiles occupèrent les musulmans, et ne leur permirent pas de donner l’essor à ces instincts littéraires qu’ils manifestèrent bientôt après avec tant d’éclat. Cependant, les circonstances politiques en préparaient déjà le développement. Moawyah, élevé au khalifat, rendit héréditaire dans sa famille un pouvoir d’abord électif, et les enfants d’Abbas et d’Aly, poursuivis par son ombrageuse, politique, se réfugièrent dans l’intérieur de l’Arabie, en Mésopotamie et dans les provinces orientales de la Perse. Là, dans les loisirs forcés de leur exil, ces princes proscrits se prirent de goût pour l’étude des sciences, ravivée et devenue très florissante depuis un siècle dans les pays où ils étaient venus chercher un asile, grâce à la protection active et généreuse dont l’avait entourée Khosrou Anouschirvan. L’on sait que ce prince, désigné par nos historiens occidentaux sous le nom de Cosroës le Grand, et l’un des plus illustres de la dynastie des Sassanides, qui gouverna la Perse depuis l’année 226 jusqu’en 637 de Jésus Christ, avait attiré à sa cour les philosophes grecs persécutés par les empereurs de Byzance, et qu’il fut le fondateur de la célèbre école de Djondy Sapour.

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