Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Voies Libres

Les Voies Libres développe les sujets suivants : l'art et la culture, la spiritualité, l'ésotérisme, la numérologie, l'histoire, les traditions, l'écologie, les sciences, le paranormal

Le mois d'avril selon Edouard Brasey

Publié le 18 Avril 2019 par Angélique in Calendrier, Traditions, Histoire, Edouard Brasey, Avril

Avril
Le mois d'avril est associé avant tout au fameux « poisson d'avril », coutume célébrée le premier jour de ce mois, et consistant à rire, à faire des niches et des farces, et à accrocher des effigies de poissons découpées dans du papier pour les accrocher dans le dos des passants sans qu'ils s'en aperçoivent.

Cette pratique truculente renvoie aux mascarades du carnaval, à une date qui marque souvent les derniers jours du carême. Or, le poisson est à la fois un symbole christique – les premiers chrétiens avaient choisi le poisson comme signe de reconnaissance – et un aliment consommé couramment hors du carême. Le fait de le tourner en dérision pour « faire des farces » s'apparente bien à l'« inversion des valeurs » du carnaval, où l'on se moque ouvertement des règles établies, en particulier des règles religieuses. Rire le 1er avril revient à se moquer de l'Eglise et de ses clercs, comme on le faisait au Moyen-Age durant la fête des fous.

Par ailleurs, le poisson est un symbole de vie et de fécondité, en raison de l'abondance de ses œufs et de sa laitance. Le poisson d'avril se transforme alors en messager d'amour, et acquiert un caractère licencieux. Le Dictionnaire de Trevoux (1704) évoque à ce sujet le double sens que l'on donnait déjà alors au « maquereau », poisson pêché durant cette période :

« On appelle "poisson d'avril" un poisson de figure longue et menue dont on fait une pêche fort abondante en cette saison, qu'on nomme autrement "maquereau", et parce qu'on appelle du même nom les entremetteurs des amours illicites, cela est cause qu'on nomme aussi ces gens-là "poissons d'avril". »

La suite, c'est par ici

Commenter cet article